L’E-réputation est une garce.

25 février 2010

Je tiens à signaler que je ne citerais personne dans ce billet, le but n’étant pas de casser du sucre sur le dos des gens, mais plus de vous faire part d’un constat qui est, je trouve, de plus en plus vrai. Autre précision importante, cet article ne parle aucunement de moi, juste d’observations que j’ai pu faire.

La plupart des gens utilisent Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux comme de simples outils de communication. Mais il existe un autre cas ou certains vont jusqu’à se créer des personnages imaginaires qu’ils alimentent quotidiennement. Ces personnages sont souvent des reflets modifiés de ces personnes.

Par exemple, sur Twitter je suis un_geek. Il est vrai que le pseudonyme est révélateur en lui-même et définit plutôt bien mon personnage, mais j’essaye de faire en sorte qu’il me ressemble au maximum (et c’est pas bien compliqué /cry). D’ailleurs ceux qui me connaissent ou ceux qui m’ont rencontré pourront vous le confirmer.

Mais pour d’autres le jeu ne s’arrête pas là, il est parfois difficile d’assumer sa vraie personnalité quand on est habitué à jouer un rôle. Personnellement je vois ça comme du RolePlay poussé à l’extrême.

Oui, sauf que voilà, souvent le personnage joué est idéalisé, il est facile de faire croire n’importe quoi à n’importe qui sur Internet et plus particulièrement sur ces réseaux. Il n’est pas dur de se renfermer dans une caricature. Jusque là, rien de bien grave, chacun fait ce qu’il veut de son E-Réputation.

Jusqu’au moment de la rencontre IRL.

Bonjour, je suis un chien.

La rencontre IRL, sujet souvent délicat ou les masques tombent. Pour certains c’est effrayant, on ne sait pas trop comment s’y prendre. « Merde ils vont penser quoi de moi, après ces mois à jouer mon rôle, il faut que je sois à la hauteur. » Alors ces gens ont recours à des subterfuges, des petites choses qui aident, de l’alcool, de la drogue. Si j’arrive complètement défoncé, au moins j’aurais une excuse. Peut-importe la façon de se donner du courage, il faut que j’ai l’air cool.

Le problème c’est qu’à trop vouloir bien faire, on finit par mal faire. Et au final on donne une image de soit qui est très loin de son E-réputation ou même de sa réputation tout court. Et le plus triste dans tout ça c’est qu’il arrive que la personne ne se rende même pas compte de l’image qu’elle renvoi. Mais pourquoi diable cette personne ne peut se contenter d’être elle même? Ces soirées « IRL » me rappellent l’ambiance des soirées lycéennes où tout est prétexte à se trouver une excuse. Et je me sens desfois franchement mal pour ces personnes.

Alors vous allez me dire, mais de quoi tu parles? pourquoi t’as besoin de faire chier ton monde dans un article comme ça? Bah comme dirait Vanessa, « Je ne me plains pas je constate » (un backlink, ça coute pas grand chose et ça peut faire plaisir). Et je tenais juste à faire partager mon constat. Et même s’il est vrai que je généralise beaucoup dans cet article, c’est un comportement que j’ai l’occasion d’observer de plus en plus régulièrement.


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  1. Tchit dit :

    Des noms des noms ! On veut des noms !
    Sinon c’est pas drole !

  2. D’un sens je suis déçue vu que je bosse sur de l’e-reput en ce moment je pensais que tu allais me proposer de supers outils gratuits pour tracker les opposants de mes clients mais bon…

    Ton article a un fond de vrai, cependant je pense (mais c’est subjectif, c’est mon cas) que le « personnage » est très souvent assez proche de la personnalité réelle.

    Ceux pour qui ce n’est pas le cas ont un problème à assumer leur personnalité IRL.

    J’veux des noms aussi, DM DM DM DM DM.

  3. Gogopex dit :

    Pardon.

    Sinon, bon article. C:

  4. labilbe dit :

    Je trouve ton raisonnement cohérent. J’ajouterai que ce phénomène a commencé avec IRC et les premiers chats (Infonie, ICQ). Aujourd’hui ce phénomène se retrouve amplifié avec la nouvelle dimension sociale (sans les ops c’est pas un mal).

    Est-ce que ce n’est pas l’interface qui rend certaines personnes ainsi ? Une sorte de masque que certains porteraient à la manière d’un « Eyes Wide Shut » ?

  5. MagicalTux dit :

    Nop, ce phénomène a commencé bien avant les chats, avec l’apparition du courrier et des relations longue distance (oui, à une époque on s’envoyait des bouts de papiers, y’a même des gens qui sont payés pour les faire transiter).
    Avec un(e) corresponant(e) de sexe opposé, qui n’est pas tenté d’embellir sa vie ? (oui hier je suis allé a la chasse avec mon père et j’ai tué un dragon, maintenant sa tête est empaillée au dessus de mon lit).

    Quel est le comportement a avoir le jour ou l(e|a) correspondant(e) tombe amoureu(x|se) du personnage et décide de déménager? Mon avis est que ce problème est le même aujourd’hui aussi, simplement a une échelle bien plus large dans la mesure où la communication sur Internet coute moins cher (imaginez si vous deviez envoyer un télégraphe a chacun de vos follower sur twitter morse a chaque fois? Rapidement vous limiteriez les envois a quelques personnes seulement)

  6. labilbe dit :

    J’avais placé le jalon au niveau de la communication numérique.
    Si on pousse ton raisonnement alors on peut dire que cela commence entre deux personnes qui discutent tout simplement.

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